Professeur Sékou Moussa Keïta coordinateur de campus Senghor de Guinée : « le candidat pourra avoir une ouverture sur d’autres emplois…je crois qu’il pourra avoir la chance de candidater pour diverses entreprises»

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La Guinée connait depuis un certain temps une ouverture sur le monde dans le domaine de l’éducation. L’université Gamal Abdel Nasser de Conakry s’apprête à ouvrir le Campus Senghor en son sein. Il sera directement rattaché à l’université Senghor d’Alexandrie (Egypte). Le coordinateur national explique à laplumeplus.com comment cette nouvelle école fonctionnera.

www.laplumeplus.com : Alors cette fois-ci nous évoquons avec vous l’ouverture prochaine à Conakry de Campus Senghor en Guinée une branche de l’université Senghor. Expliquez à nos lecteurs qu’est-ce que c’est

Pr. Sékou Moussa Keïta : je commencerai par vous dire, il y a en Egypte, une école qu’on appelle université Senghor d’Alexandrie qui a avec la force des choses réussi à ouvrir des campus dans différents pays. Alors c’est la raison pour laquelle nous avons reçu le 3 avril 2017, monsieur le recteur de cette université professeur Terry Verdel qui était accompagné de son excellence monsieur Soriba Camara ambassadeur de Guinée en Egypte ainsi que de monsieur Jean Dominique Assié qui est le directeur de la décentralisation des campus Senghor et des partenariats. Depuis 2013, l’Université Senghor délocalise un ensemble de formations professionnelles diplômantes sur le terrain, dans 10 pays dont 8 sur le continent africain, au premier rang desquels la Guinée.

Il était question de l’ouverture de deux masters. A l’époque c’était le master 2 en management des projets internationaux et le deuxième, le master 2, pilotage et évaluation des politiques publiques. L’université Gamal Abdel Nasser de Conakry a donné son accord de principe d’ouverture de ce campus en Guinée.

Le lendemain il était question de choisir un coordinateur, monsieur le recteur a placé sa confiance en moi pour me proposer comme coordinateur de ce projet. Ce que j’ai accepté après avoir consulté mes collègues de service. Ils ont précisé que c’est un campus de l’université de Conakry et non du CERE (centre d’étude et de recherche en environnement). On m’a fait savoir que je ne suis que le coordinateur mais les activités sont pilotées par le rectorat et que les dispositions doivent être prises par le rectorat. Mon travail c’était les publicités sur l’ouverture, prendre des contacts, ce que j’ai donc accepté. Une fois que cela a été accepté, j’ai demandé à monsieur le recteur un accompagnement. Ils ont choisi trois personnes pour m’accompagner, mais pratiquement, il n’y a qu’une personne  qui venait et avec laquelle j’ai travaillé.

J’ai faits des lettres pour les ministères et certains services pour l’annonce de campus. On a fait quelques affiches. Et il était question de prendre un minimum de 17 candidats et un maximum de 25. Au-delà, la capacité serait difficile à gérer, en deçà les frais de scolarité ne permettront pas de faire la gestion financière de l’institution. Quand nous avons fait l’appel à candidature pour le premier projet, il y a eu environ vingt deux candidats. Mais malheureusement, il n’y a que cinq qui avaient  payés. Cela veut dire qu’on ne pouvait pas ouvrir en septembre. On a reporté au mois de février (2018) et le nombre n’avait pas évolué. Finalement il a été dit de faire d’amples diffusions pour qu’on réussisse à ouvrir au mois de septembre 2018.

Aujourd’hui, il y a une cinquantaine de candidats parmi lesquels il y a eu environ quinze qui ont fait leur payement. Nous sommes entrain de nous battre pour que cela atteigne les dix sept au moins. Tout le programme a été pris pour l’ouverture au mois de septembre. On vient de m’écrire. Il s’agit maintenant de finaliser le choix des enseignants chercheurs au niveau national. Ils ont déjà choisi au niveau sous-régional et international. J’avais fais un travail avec certains professeurs guinéens qui ont accepté de nous rejoindre. Il y avait quelques petites difficultés mais que nous avons résolu. Je vais revenir à ceux-là pour qu’ils acceptent de dispenser certains cours.

Le rectorat doit préparer la salle, les projecteurs, tous les détails pour que le lancement ai lieu fin septembre ou à la rigueur début octobre 2018. Nous avons dû abandonner le cas du master 2 pilotage et évaluation des politiques publiques parce que jusque là il n’y a que quatorze candidats et cela n’évolue guère. On a dit de mettre cela en second plan parce que normalement c’est le gouvernement qui doit financer pour ce cas ci. On a dit il faut attendre mais lancer l’autre master 2 pour permettre d’ouvrir le campus.

Justement quels sont les programmes qui seront enseignés ?

Je vais vous dérouler une liste de programmes. Il y a des cours qu’on appelle conception et gestion des projets, planification et contrôle opérationnel de projets, marketing de projets, comptabilité et gestion financière de projets, stratégie de négociation et de gestion de l’aide internationale, la gestion des projets internationaux, la méthodologie, management des équipes de projets, la culture de développement, suivi et évaluation des projets. Il y a des cours divers et riches.   

A combien est évalué le coût de la formation ?

Le coût est estimé à environ deux mille quatre cent euros (2400€) et le payement se fait en trois tranches. A l’inscription il faut payer le tiers ce qui correspondant aujourd’hui à huit millions de francs guinéens. Les autres payements sont graduels.

Les diplômes qui seront délivrés sont-ils guinéens ou bien ils seront faits par l’université Senghor ?            

Les diplômes seront émis seulement par l’université d’Alexandrie. On pourra arriver à un moment donné à la co-diplomation ou bien à la reconnaissance du diplôme, mais pour le départ ce qui est dit ce que ce sera un diplôme de l’université Senghor d’Alexandrie.

Qu’est ce qu’on peut gagner en suivant des cours au sein du campus Senghor en Guinée ?

D’abord le diplôme est reconnu par le CAMES. Au-delà de cela, il est reconnu au Canada, en France et dans tous les pays de la francophonie. Cela est un grand avantage. Ensuite, les cours sont donnés par des experts guinéens, de la sous-région et d’autres. Tous ceux-ci donnent une capacité d’apprentissage qui est très solide.  Comme la coordination se fait par l’université Senghor d’Alexandrie avec son expérience, le candidat pourra avoir une ouverture sur d’autres emplois parce qu’il peut être dans le bastion d’étudiant finissant de Senghor, je crois qu’il pourra avoir la chance de candidater pour diverses entreprises surtout en ce qui concerne le cours qui vient là, qui concerne le master 2 en gestion des projets.

Comment vont se dérouler les cours ?

Ils ont pensé que ce sont des cadres qui seront occupés à d’autres choses dans l’administration, dans leurs différents services, il a été proposé et accepté de donner les cours dans l’après midi. A partir de 16h jusqu’à 19h. Aucun cours ne se fera avant midi. Plusieurs candidats ont apprécié ce calendrier qui les permettrait de suivre les cours pour ne pas être débauché   dans leurs entreprises.

Merci de nous avoir reçus

Merci à vous !

Interview réalisée par Mamadou Samba Sow et Abdoul Baldé

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